Introduction

Si tu te retrouves ici, ce n'est probablement pas un hasard.

Peut-être ressens-tu, au fond de toi, qu'il existe des blessures qui continuent d'influencer ta vie. Peut-être remarques-tu des réactions que tu ne comprends pas, des peurs qui reviennent sans cesse ou des schémas que tu aimerais voir changer.

La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible d'entreprendre un véritable chemin de guérison.

Avant de reconstruire une maison, il est nécessaire d'identifier les fondations fragilisées. Il en est de même pour notre vie. Les blessures intérieures sont souvent invisibles, mais leurs effets se manifestent dans nos pensées, nos émotions, nos relations et parfois même dans notre vie spirituelle.

Cette première étape a pour objectif de t'aider à mieux comprendre ce que sont les blessures intérieures, comment elles se forment et pourquoi il est si important d'en prendre conscience. Car on ne peut guérir de ce que l'on refuse de reconnaître.

Je t'invite à avancer à ton rythme, avec honnêteté envers toi-même et avec l'espérance que Dieu désire restaurer chaque partie de ton cœur.

La guérison est un chemin, et aujourd'hui, tu viens d'en faire le premier pas.

Bienvenue dans ton parcours de guérison. Prends le temps de lire, de réfléchir et de laisser Dieu parler à ton cœur.

À retenir

Reconnaître ses blessures n'est pas un signe de faiblesse. C'est le premier pas vers la restauration que Dieu désire accomplir dans notre vie.

I-) Pourquoi avons-nous besoin de guérir?

📖 Proverbes 4.23

« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. »

Nous traversons tous des expériences qui nous marquent. Certaines nous font grandir, tandis que d'autres nous blessent profondément. Ces blessures ne sont pas toujours visibles. Pourtant, elles peuvent continuer à influencer notre manière de penser, de ressentir, d'aimer, de réagir et de vivre.

Avec le temps, nous apprenons parfois à vivre avec notre douleur. Nous développons des mécanismes de protection, nous cachons nos émotions ou nous faisons comme si tout allait bien. Mais enfouir une blessure ne signifie pas qu'elle est guérie.

Lorsqu'une blessure n'est pas guérie, elle finit souvent par produire des conséquences dans différents domaines de notre vie. Elle peut affecter notre relation avec Dieu, notre relation avec les autres, notre estime de nous-mêmes, nos choix, notre mariage, notre rôle de parent ou encore notre capacité à avancer sereinement.

C'est pourquoi la guérison est si importante. Elle ne consiste pas simplement à oublier le passé, mais à permettre à Dieu de restaurer ce qui a été brisé, afin que notre passé ne continue plus à diriger notre présent ni à compromettre notre avenir.

Guérir ne signifie pas que nous ne serons plus jamais blessées. Cela signifie que nous ne laisserons plus nos blessures définir notre identité ni diriger notre manière de vivre. Avec le temps, nous apprenons à reconnaître plus rapidement ce qui nous atteint, à y répondre avec davantage de sagesse et à entreprendre les démarches nécessaires pour ne pas laisser une nouvelle blessure s'enraciner comme par le passé.

La guérison est un acte d'amour envers soi-même, mais aussi une décision qui ouvre la porte à une vie plus libre, plus paisible et plus alignée avec le projet que Dieu a pour nous.

À retenir

Une blessure ignorée ne disparaît pas avec le temps. La reconnaître est le premier pas vers une véritable guérison.

II-) Qu'est ce qu'une blessure de l'âme?

Dans le langage chrétien, on parle souvent de blessures intérieures ou de blessures de l'âme. En psychologie, on emploie davantage les termes traumatisme psychologique ou trauma pour désigner les conséquences émotionnelles laissées par des expériences douloureuses. Bien que ces approches utilisent un vocabulaire différent, elles décrivent souvent une même réalité : une souffrance intérieure qui, si elle n'est pas prise en compte, peut continuer à influencer notre manière de penser, de ressentir et d'agir.

Ces blessures peuvent naître de nombreuses situations : le rejet, l'abandon, le manque d'amour, une trahison, une humiliation, une injustice, des paroles blessantes, des violences, un deuil ou encore des événements qui nous ont profondément marqués négativement.

Avec le temps, nous pouvons apprendre à vivre avec ces blessures, au point de croire qu'elles font simplement partie de notre personnalité. Pourtant, elles continuent souvent d'agir en silence. Elles peuvent nous pousser à réagir de manière excessive, impulsive, à avoir peur d'être rejetés, à rechercher constamment l'approbation des autres ou à nous protéger derrière différents mécanismes de défense etc...

Une blessure intérieure ne dépend pas seulement de ce que nous avons vécu, mais aussi du sens que nous avons donné à cette expérience. C'est souvent à ce moment-là que naissent des croyances profondes sur nous-mêmes, sur les autres ou même sur Dieu. Deux personnes peuvent vivre une même expérience tout en ayant grandi dans le même cadre familial sans en être marquées de la même manière. Chaque être humain possède une histoire, une sensibilité, des besoins émotionnels et des ressources qui lui sont propres. Ce n'est donc pas uniquement l'événement qui influence la profondeur d'une blessure, mais aussi la manière dont il est vécu, compris et traversé.

Prendre conscience de l'existence de ces blessures n'est pas un signe de faiblesse. Au contraire, c'est une preuve de courage. Car on ne peut soigner une blessure que l'on refuse de reconnaître.

Dieu ne nous invite pas à nier nos blessures, mais à les déposer entre Ses mains afin qu'Il puisse entreprendre en nous une œuvre de restauration profonde.

À retenir

Les blessures intérieures sont invisibles, mais leurs effets sont bien réels. Les reconnaître est le premier pas vers une guérison authentique.

III-) Quelques blessures qui façonnent notre identité

📖 Luc 6.45

« C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. »

Chaque être humain porte une histoire unique. Les expériences que nous vivons, particulièrement durant l'enfance et l'adolescence, laissent des empreintes profondes sur notre cœur. Lorsqu'elles ne sont pas guéries, ces blessures peuvent progressivement influencer la manière dont nous nous percevons, dont nous percevons les autres et même l'image que nous nous faisons de Dieu.

Il est important de préciser qu'une personne peut porter une ou plusieurs blessures à la fois. Certaines sont plus visibles que d'autres, mais toutes méritent d'être reconnues avec bienveillance.

Parmi les blessures les plus fréquentes, on retrouve :

  • Le rejet

La personne a souvent le sentiment de ne pas être désirée, de ne pas avoir sa place ou de ne jamais être suffisamment bien. Elle peut chercher constamment à être acceptée ou, au contraire, éviter les relations par peur d'être rejetée à nouveau.

Une même blessure peut produire des conséquences différentes d'une personne à l'autre. Selon notre personnalité, notre sensibilité, notre histoire et notre manière de vivre l'événement, nous ne développerons pas tous les mêmes réactions.

Par exemple, deux personnes ayant vécu le rejet ne réagiront pas forcément de la même manière. L'une pourra développer une peur du rejet qui la poussera à rechercher constamment l'approbation des autres. Une autre préférera s'isoler afin de ne plus risquer d'être blessée. Une troisième pourra adopter une attitude de méfiance ou de contrôle pour se protéger. Derrière une même blessure peuvent donc se cacher des réactions très différentes.

  • L'abandon

Cette blessure est marquée par une peur profonde d'être laissée seule ou oubliée. Elle peut conduire à une forte dépendance affective, à une difficulté à vivre la solitude ou à une peur excessive de perdre les personnes que l'on aime. Certaines personnes deviennent également très protectrices, voire hyperprotectrices, envers leurs proches par crainte de les voir partir. D'autres, au contraire, peuvent choisir de s'isoler afin de ne plus revivre la souffrance liée à l'abandon.

  • Le manque d'amour

Lorsqu'une personne a grandi en recevant peu d'affection, de valorisation ou de sécurité émotionnelle, elle peut avoir de la difficulté à croire qu'elle est digne d'être aimée. Elle peut alors chercher à combler ce vide auprès des autres, en recherchant constamment l'amour, l'attention, l'approbation ou l'affection qu'elle n'a pas reçus.

Cette recherche peut parfois devenir si importante qu'elle influence ses choix, ses relations et sa manière de se percevoir. Par peur d'être abandonnée ou rejetée, elle peut avoir tendance à s'oublier, à accepter des comportements qu'elle ne devrait pas tolérer ou à faire passer les besoins des autres avant les siens afin de préserver la relation.

Avec le temps, cette quête d'amour peut devenir épuisante, car aucun être humain ne peut combler pleinement les besoins les plus profonds de notre cœur.

  • La trahison

La confiance ayant été profondément brisée, la personne peut éprouver de grandes difficultés à faire confiance de nouveau. Par peur d'être trahie ou déçue, elle ressent souvent le besoin de tout contrôler afin d'éviter de revivre une nouvelle souffrance. Cette attitude peut se manifester par une difficulté à déléguer, à lâcher prise ou à accepter que certaines situations échappent à son contrôle.

  • L'abus

Une personne ayant subi des abus physiques, psychologiques, émotionnels ou sexuels peut développer une profonde peur d'être à nouveau blessée. Elle peut avoir de la difficulté à faire confiance, à se sentir en sécurité ou à établir des relations saines. Certaines personnes deviennent très méfiantes et gardent les autres à distance, tandis que d'autres éprouvent de la difficulté à poser leurs limites par peur des conflits ou du rejet. L'abus peut également affecter l'estime de soi, entraîner un sentiment de honte ou de culpabilité et laisser croire à la personne qu'elle n'a que peu de valeur.

  • Le manque de respect ou le mépris

Lorsqu'une personne a été régulièrement rabaissée, humiliée, ignorée ou traitée avec mépris, elle peut développer une faible estime d'elle-même et avoir de la difficulté à reconnaître sa propre valeur. Elle peut finir par croire que ses besoins, ses opinions ou ses émotions n'ont pas d'importance. Certaines personnes deviennent très sensibles aux critiques et vivent chaque remarque comme une remise en question. D'autres cherchent constamment à prouver leur valeur, à obtenir l'approbation des autres ou à se surinvestir afin d'être enfin reconnues et respectées. D'autres encore adoptent une attitude défensive, se sentent facilement attaquées, ont du mal à pardonner et peuvent développer de la rancœur afin de se protéger de nouvelles blessures.

À retenir

Tes blessures expliquent certaines de tes réactions, mais elles ne définissent pas ton identité. Elles révèlent les endroits où ton cœur a besoin d'être restauré.

IV-) Comment reconnaître une blessure non guérie?

Une blessure intérieure ne disparaît pas simplement parce que le temps passe. Contrairement à l'expression selon laquelle « le temps guérit toutes les blessures », le temps, à lui seul, ne suffit pas toujours à guérir une souffrance intérieure. Lorsqu'elle n'est pas guérie, elle continue souvent à se manifester à travers nos pensées, nos émotions, nos réactions, nos choix, nos décisions et nos comportements, parfois même sans que nous en ayons conscience.

Il est important de comprendre qu'une blessure non guérie ne signifie pas que nous sommes faibles ou « cassés ». Elle indique simplement qu'une partie de notre cœur a encore besoin d'être restaurée.

Voici quelques signes qui peuvent révéler la présence d'une blessure intérieure :


  • Tu réagis de manière très intense à certaines situations pourtant ordinaires.

  • Tu as constamment peur d'être rejetée, abandonnée ou oubliée.

  • Tu ressens un besoin excessif d'être aimée, rassurée ou approuvée.

  • Tu as du mal à faire confiance aux autres.

  • Tu cherches à tout contrôler pour éviter d'être blessée.

  • Tu as de la difficulté à dire non ou à poser des limites.

  • Tu te compares souvent aux autres et tu te sens facilement inférieure.

  • Tu pardonnes difficilement ou tu gardes longtemps de la rancœur.

  • Tu te sens rarement « assez » : assez belle, assez compétente, assez importante.

  • Tu reproduis sans cesse les mêmes schémas relationnels malgré toi.

Ces manifestations ne sont pas toujours le problème en elles-mêmes. Bien souvent, elles sont les symptômes d'une douleur plus profonde. Comme la fièvre révèle qu'il se passe quelque chose dans le corps, ces réactions peuvent révéler qu'une blessure demande encore à être guérie.

Au lieu de te condamner lorsque tu observes ces comportements, considère-les comme des indicateurs. Ils peuvent t'aider à identifier les endroits où Dieu désire apporter sa restauration.

À retenir

Nos réactions sont parfois les messagères de nos blessures. Les écouter avec honnêteté nous permet d'identifier les endroits où notre cœur a encore besoin de guérison.

V-) Les conséquences des blessures non guéries

📖 Luc 6.45

« L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le mauvais tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. »

Les blessures intérieures ne restent pas confinées à notre passé. Lorsqu'elles ne sont pas reconnues et traitées, elles peuvent progressivement influencer plusieurs aspects de notre vie. Bien souvent, nous pensons que le problème vient uniquement des circonstances ou des personnes qui nous entourent, alors qu'une partie de nos réactions prend sa source dans une douleur encore présente.

Une blessure non guérie peut avoir des répercussions sur notre relation avec nous-mêmes. Elle peut fragiliser l'estime de soi, alimenter le sentiment de ne pas être à la hauteur ou nous empêcher de reconnaître notre propre valeur.

Elle peut également affecter nos relations avec les autres. La peur d'être rejetée, abandonnée ou trahie peut rendre difficile le fait de faire confiance, d'aimer librement ou de construire des relations saines et équilibrées.

Notre relation avec Dieu peut aussi en être influencée. Il arrive que nous projetions sur Lui les blessures laissées par certaines figures d'autorité ou certaines expériences douloureuses. Sans nous en rendre compte, nous pouvons avoir de la difficulté à croire pleinement à Son amour, à Sa fidélité ou à Sa bonté.

Enfin, les blessures non guéries peuvent limiter notre épanouissement. Elles nous poussent parfois à vivre dans la peur, à nous sous-estimer, à éviter certains défis ou à renoncer à ce que Dieu a pourtant préparé pour nous.

Reconnaître ces conséquences n'a pas pour but de nous culpabiliser. Au contraire, cela nous aide à comprendre pourquoi la guérison est si importante. Dieu ne désire pas seulement soulager notre douleur ; Il veut aussi nous rendre libres afin que nous puissions vivre pleinement la vie qu'Il a préparée pour chacun de nous.

À retenir

Une blessure non guérie ne touche pas seulement notre passé. Elle peut influencer notre présent et limiter notre avenir si nous ne prenons pas le temps de la reconnaître.

VI-) Les mécanismes de protection

Lorsqu'une personne est blessée, elle ne cherche pas à souffrir davantage. Bien souvent, sans même s'en rendre compte, elle développe des mécanismes de protection pour éviter de revivre la même douleur.

Ces mécanismes ne sont pas nos ennemis. Ils représentent souvent la manière dont notre cœur a essayé de survivre face à des expériences difficiles. À un moment de notre vie, ils ont pu nous protéger. Cependant, lorsqu'ils deviennent notre façon habituelle de fonctionner, ils peuvent finir par limiter notre liberté et compliquer nos relations.

Par exemple, une personne qui a été profondément rejetée peut éviter de créer des liens par peur de souffrir à nouveau. Une autre, ayant vécu plusieurs abandons, peut développer une forte dépendance affective ou avoir besoin d'être constamment rassurée. Une personne trahie peut éprouver de grandes difficultés à faire confiance, tandis qu'une autre cherchera à tout contrôler afin d'éviter d'être de nouveau déçue.

D'autres mécanismes peuvent également apparaître : le perfectionnisme, le besoin de plaire à tout le monde, l'isolement, la difficulté à exprimer ses émotions, l'hypervigilance ou encore le fait de porter en permanence le masque de la personne forte.

Il est important de comprendre que ces comportements ne définissent pas notre identité. Ils révèlent simplement que certaines blessures demandent encore à être guéries.

La bonne nouvelle, c'est que lorsque Dieu restaure le cœur, nous n'avons plus besoin de vivre constamment derrière ces mécanismes de protection. Peu à peu, ils perdent leur raison d'être, laissant place à une liberté nouvelle.

À retenir

Les mécanismes de protection ne sont pas ton identité. Ils sont souvent la réponse d'un cœur qui a cherché à se protéger après avoir été blessé.

VII-) Identifier la source de la blessure

📖 Psaume 139.23-24

« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur... »

Après avoir reconnu la présence d'une blessure et compris ses conséquences, une étape importante consiste à en identifier la source.

Une blessure intérieure ne naît pas sans raison. Elle est généralement le résultat d'une ou de plusieurs expériences douloureuses qui ont marqué notre cœur. Pour avancer vers la guérison, il est important de prendre le temps de regarder notre histoire avec honnêteté afin de comprendre ce qui a contribué à façonner certaines de nos réactions d'aujourd'hui.

Identifier la source d'une blessure ne consiste pas à chercher un coupable ou à vivre dans le passé. Il ne s'agit pas non plus de nourrir de la colère ou de la rancœur envers ceux qui nous ont fait souffrir. L'objectif est simplement de mettre des mots sur notre histoire afin de mieux comprendre ce qui se passe à l'intérieur de nous.

Parfois, la source est évidente. Nous savons exactement quelle personne ou quel événement a laissé une trace dans notre vie. D'autres fois, la blessure est plus difficile à identifier. Elle peut être le résultat de plusieurs événements qui, pris individuellement, semblent insignifiants, mais qui, répétés au fil du temps, ont fini par laisser une profonde empreinte dans notre cœur.

La source d'une blessure peut être liée à différentes personnes ou situations : un parent, un membre de la famille, un conjoint, un ami, un enseignant, une autorité spirituelle, une relation amoureuse, une expérience de harcèlement, une trahison, un abandon, un abus, une humiliation, ou toute autre expérience qui nous a profondément affectés.

Il est également important de comprendre qu'un même événement n'aura pas les mêmes conséquences chez tout le monde. Deux personnes peuvent vivre une situation similaire sans développer les mêmes blessures. Chaque histoire est unique, et chaque parcours mérite d'être accueilli avec bienveillance.

En identifiant la source de notre blessure, nous ne cherchons pas à rester prisonniers du passé. Au contraire, nous faisons le choix de mettre en lumière ce qui était parfois enfoui afin d'ouvrir la porte à une véritable restauration.

À retenir

On ne peut pas guérir une blessure dont on ignore l'origine. Identifier la source de notre souffrance n'est pas vivre dans le passé, c'est comprendre notre histoire pour ne plus la laisser diriger notre avenir.

Maintenant que nous avons identifié la source de notre blessure, une autre étape essentielle nous attend : le pardon. Bien qu'il soit parfois difficile, il constitue l'un des chemins que Dieu nous offre pour avancer vers une véritable liberté intérieure.

VIII-) Le Pardon: une étape cruciale vers la guérison

📖 Éphésiens 4.31-32

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. »

Le pardon occupe une place essentielle dans le processus de guérison intérieure. Il ne change pas ce qui s’est passé, mais il empêche la blessure de continuer à exercer son pouvoir sur notre présent.

Lorsqu’une personne nous a profondément blessée, nous pouvons être tentées de croire que pardonner reviendrait à minimiser la souffrance vécue, à excuser l’injustice ou à faire comme si rien ne s’était passé. Pourtant, le pardon ne signifie ni nier la douleur, ni approuver ce qui a été fait.

Pardonner, c’est reconnaître honnêtement le mal qui nous a été causé, tout en choisissant de ne plus laisser cette offense gouverner notre cœur. C’est refuser que la colère, l’amertume, la rancœur ou le désir de vengeance continuent à nous retenir prisonnières de ce qui nous a blessées.

Le pardon n’efface pas nécessairement les conséquences d’un acte. Il ne signifie pas non plus que la relation doit obligatoirement reprendre comme avant. Dans certaines situations, il peut être nécessaire de poser des limites, de prendre de la distance ou de se protéger. Pardonner et se réconcilier sont deux démarches différentes : le pardon dépend de notre choix, tandis que la réconciliation demande aussi la volonté, la responsabilité et parfois le changement de l’autre personne.

Il est également important de comprendre que le pardon peut être un processus. Certaines blessures sont si profondes qu’il faut du temps pour que le cœur se libère pleinement. Nous pouvons prendre la décision de pardonner, puis devoir renouveler cette décision lorsque la douleur ou les souvenirs remontent.

Le pardon ne libère pas seulement la personne qui nous a offensées. Il nous libère d’abord nous-mêmes. Il ouvre un espace intérieur dans lequel Dieu peut commencer à restaurer ce qui a été brisé et nous aider à avancer sans rester attachées au passé.

Pardonner ne signifie pas oublier ton histoire. Cela signifie choisir que cette histoire ne dirigera plus toute ta vie.

Un mot pour toi, ma Rebâtie

Si, en lisant cette section, tu réalises que le pardon est encore difficile pour toi, sache que c'est normal. Certaines blessures sont si profondes que le simple fait d'en parler fait encore mal.

Ne te mets pas de pression.

La guérison n'est pas une course. Il n'y a aucune médaille à recevoir parce que tu as pardonné plus vite qu'une autre personne. Chacune avance à son rythme, selon son histoire, son vécu et le travail que Dieu accomplit dans son cœur.

Si aujourd'hui tu n'es pas encore prête, ce n'est pas un échec.

Donne-toi le temps de comprendre, de réfléchir, de prier et de laisser Dieu travailler en toi. Reviens lire cette section autant de fois que tu en ressentiras le besoin. Cet espace restera disponible pour t'accompagner aussi longtemps que possible, et tu pourras reprendre ton parcours là où tu l'auras laissé.

Ne cherche pas à pardonner simplement pour cocher une étape. Cherche d'abord à comprendre pourquoi le pardon est nécessaire.

Le pardon ne change pas le passé, mais il peut transformer ton avenir. Il ne justifie pas le mal qui t'a été fait, mais il t'empêche de rester prisonnière de cette souffrance.

Et si, au cours de ce cheminement, les larmes montent, ne les retiens pas.

Pleure si tu en ressens le besoin. Laisse tes émotions s'exprimer. Les larmes sont parfois le langage d'une douleur que les mots ne parviennent pas à exprimer. Elles ne sont pas un signe de faiblesse, mais l'expression naturelle d'un cœur qui souffre et qui commence à guérir.

Accueille ce moment avec bienveillance. Ne te juge pas. Tu es un être humain, et il est normal qu'une blessure profonde fasse remonter des émotions. Laisse-les sortir, puis confie-les à Dieu. Il est capable de recueillir chacune de tes larmes et de restaurer ce qui a été brisé.

Avant d'aller plus loin, j'aimerais te poser une question.

Jusqu'à quel point t'aimes-tu suffisamment pour choisir de guérir ?

Car, au fond, le pardon est avant tout un cadeau que tu t'offres à toi-même. C'est choisir de ne plus laisser une personne, un événement ou une blessure continuer à diriger ta vie.

Prends le temps qu'il te faut.

Je serai là, et cet espace sera là, chaque fois que tu ressentiras le besoin d'y revenir. Un pas à la fois, ma Rebâtie. Dieu n'est pas pressé. Il marche avec toi, à ton rythme.

À retenir

La guérison n'est pas une course. Donne-toi le temps de guérir, de pleurer, de pardonner et de te reconstruire. Chaque pas que tu fais vers la liberté est déjà une victoire.

IX-) Fais ton premier bilan

Tu arrives au terme de cette première étape de ton cheminement.

Prendre le temps de comprendre ses blessures est déjà une avancée importante. Peut-être certaines vérités t'ont-elles interpellée. Peut-être as-tu reconnu des réactions, des émotions ou des comportements que tu ne comprenais pas jusqu'à présent.

L'objectif de cette première étape n'était pas de tout résoudre, mais de t'aider à mettre des mots sur ce que tu vis et à prendre conscience des endroits où ton cœur a encore besoin de guérison.

Prends quelques instants pour t'arrêter et réfléchir à ce que tu viens de découvrir.

À retenir

La prise de conscience est le premier pas vers la transformation. On ne peut reconstruire ce que l'on refuse de regarder avec vérité.

X-) Prête pour la prochaine étape?

Tu viens de franchir une étape importante.

Reconnaître ses blessures demande du courage. Mais la guérison ne s'arrête pas à la prise de conscience. Comprendre ton passé est nécessaire, mais ce n'est pas sur ton passé que Dieu désire reconstruire ta vie.

Il veut t'offrir un fondement nouveau.

Pendant longtemps, tes blessures ont peut-être influencé la manière dont tu te voyais. Elles ont pu façonner une identité basée sur le rejet, l'abandon, les paroles blessantes ou les expériences douloureuses.

Mais Dieu ne t'appelle pas à bâtir ton avenir sur cette ancienne identité.

Dans la prochaine étape, tu découvriras qu'en Jésus-Christ, tu reçois une identité nouvelle. Une identité qui ne dépend plus de ce que tu as vécu, mais de ce que Dieu dit de toi.

La guérison prépare le terrain. L'identité en Christ permet de rebâtir sur un fondement solide.

➡️ Poursuivre : Me découvrir en Christ

Me découvrir en Christ

La guérison vide progressivement les anciens fondations

Mais il ne suffit pas de retirer ce qui nous a blessés. Il faut désormais reconstruire sur un nouveau fondement.

Me découvrir en Christ